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A la une Enfin une présentation !!!!
LA LUTTE CONTINUE : CINEMA IS NOT DEAD, L'INCROYABLE COME BACK 

Hé oui, vous l'avez cru un instant, ces deux mois de silences sur la toîle auraient pu passer pour une mort programmée dans l'univers hostile des blogs ciné !
Mais non, Cinéma is not dead est de retour pour une année de plus au moins !
Vous aurez donc toujours la chance de ne touours pas lire sur ce blog des critiques sur des films comme Hiroshima mon amour ou comme Bienvenue chez les ch'tis. Vous aurez donc toujours l'honneur de pouvoir partager avec mon désintérêt pour la vie de Robert Pattinson ou pour la carrière fulgurante de Miley Cyrus. Vous aurez aussi toujours la chance de rire avec moi des derniers merveilleux titres de films français qui donnent toujours envie de se precipiter dans les salles ( un titre comme "Je susi heureux que ma mère soit encore vivante" ou bien encore" Non ma fille tu n'iras pas danser", c'est quand même follement attirant ! . Et puis vous aurez toujours le droit d'être en complet accord avec mes goûts cinématographiques et politiques ( parfois quelques petits coup de sang anti-gouvernementaux me prennent, c'est plus fort que moi . Enfin vous serez toujours autorisé à continuer à me lire, malgrè mon intolérance, ma mauvaise foi, mes goûts cinématographiques douteux et mon ironie désagréable.
Volà comment se faire un peu de mauvaises pub, camarades.

Le Cinéma n'est pas mort, Cinéma is not dead non plus !

NO-SPOON.net

Si vous voulez me soutenir :

http://www.wikio.fr





Bienvenue à tous !!!




Bon voilà, sur un coup de tête j'ai décidé de refaire toute la présentation de mon blog ! J'ai en fait envie de vous présenter mon blog ( et moi ) de facon plus précise ...
Pour faire rapide, moi c'est Camille, 18 ans, passionnée de cinéma depuis un petit moment .
Plus particulièrement d'UN cinéma. Celui que l'on appelle "le cinéma de genre".

Michael Madsen, Quentin Tarantino, Harvey Keitel, Chris Penn, Tim Roth, Steve Buscemi et Edward Bunker. Metropolitan FilmExport

Je ne vais pas vous dire combien de fois on m'a demandée pourquoi j'aimais ces films ... Sans oublier les réactions du genre " mais c'est trop gore, comment tu peux aimer ca ?" ou " c'est nul, c'est toujours la même chose et c'est mal fait", sans oublier les "franchement, je comprend pas pourquoi tu regardes ca, c'est très malsain !" et j'en passe ...

Oui, j'aime les films d'horreurs. Et oui, j'aime le cinéma violent, immoral mais tellement réaliste de Tarantino. Et oui, j'aime Capenter pour son Mickael Myers la nuit d'halloween. Et oui, j'aime les films de Craven avec Freddy et ses tueurs de teenagers masqués. Et oui, je rigole devant Black sheep et Cabin Fever, même si, c'est vrai, c'est franchement con et même si la portée philosophique de ces films ne dépasse pas celle d'une conversation de Stevee ..

Robert Englund. Metropolitan FilmExport

Je vais maintenant tenter d'expliquer rapidement pourquoi j'aime les films d'horreurs. Peut être que cela pourra éclairer certaines personnes .
Ce que je trouve principalement attirant ( le mot peut paraître assez déplacé ) dans les films d'horreurs, c'est que se sont des films qui, pour la plupart, traitent de questions ou d'aspects de l'Homme totalement différents des autres films. Ce sont des films qui n'hésitent pas à montrer l'Homme dans toutes ses facettes possibles. La laideur, la cruauté, l'égoïsme, la noirceur, l'instinct animal d'un Homme n'est pas dissimulé dans un film de genre. Tarantino disait d'ailleurs, et je rattache cette citation à mes propos, "le monde qui nous entoure est dégeulasse et sordide. Je ne cherche pas à le maquiller comme 99 % des films hollywoodiens." Le cinéma de genre est pour moi un cinéma qui montre l'homme tel qu'il est, et non pas comme on aimerait croire qu'il soit. Saw ( le premier, je passerai sous silence les suites infâmes et commerciales ), par exemple. Ce film aborde une question : jusqu'où l'homme est-il prêt à aller pour sauver sa peau ? D'autres films comme Rec et The Thing interrogent le spectateur sur la méfiance et l'incompréhension de l'autre, cet étranger, lorsque vous êtes enfermés dans le même bâtiment et que vous savez que derrière ces visages innocents, se cachent l'ennemi, la chose qui vous tuera.

Metropolitan FilmExport


L'autre aspect que j'apprécie dans certains films de genre, c'est leur côté revendication. Tous les films de Romero ont un message, et c'est souvent une critique violente de la société ( société de consommation, capitalisme, exploitation des émigrés ... ). C'est une chose que l'on oublie souvent sur les films d'horreurs.
Et puis, bien sûr, il y a le côté malsain et voyeur des films d'horreurs qui attirent. Par exemple, les séries Halloween, Freddy et Jason, on sait qu'il va y avoir des meurtres et du sang. C'est pour cela qu'on regarde, et aussi pour la qualité de réalisation de ces films.

Affiche française. Pan Européenne Edition


Bon bref, je pourrai continuer des heures mais je vais arrêter là, j'ai d'autres choses à dire !
Mais je tiens aussi à signaler que je n'apprécie pas UNIQUEMENT les films d'horreurs; je n'aime pas m'enfermer dans un genre ou style. Que le film soit un drame Afghan, une comédie de Chaplin, un massacre de Hooper, ou un film français ( ... ), tant que le film est bon, j'approuve


Bon sinon j'ai fait une petite série de question réponse, vous vous en foutez peut être mais c'est pas grave


Pourquoi appeler un blog "Cinema is not dead" ?
Au départ, c'était pour me moquer de ce qui se sentent obligé d'inclure dans leur conversation un mot anglais à tout bout de champ, ou de ceux qui pensent que ça le fait mieux "en anglais". 
Et puis le titre a finalement bien collé avec la majorité des films critiqués ici. Le cinéma est toujours vivant, et ce n'était pas, comme certains nostalgiques le proclament sans cesse, "mieux avant". 

Mon système de notation :
4 étoile : très bon film, surpasse de loin les autres
3 étoiles : bon film
2 étoiles : film moyen
1 étoile : le navet ( on ne peut pas mettre zéro étoiles alors ... )
Bien sûr, mes critiques de films ne peuvent pas être totallement neutres et objectives. Il y a des réalisateurs, des acteurs, des personnages, qui font que les notes peuvent parfois être supérieur à ce que d'autre leur attribueraient. Je considère qu'il est impossible d'être totalement impartial lorsque l'on critique un film.

Si je devais choisir un réalisateur ?
Quentin Tarantino ... et Carpenter ( je peux pas choisir, c'est trop dure ! ). Tarantino car il est pour moi le représentant de la culture populaire au cinéma. Il est LE réalisateur qui incarne le mieux le cinéma de d'exploitation, et aucun navet ne figure dans sa filmographie. Tarantino, c'est 7 films, mais 7 films cultes. Quant à Carpenter, il est pour moi le maître du cinéma d'horreur, que ce soit dans la réalisation des slashers ( La nuit des masques 1978 ), de films d'épouvante ( Fog ), de films ou s'entremêlent SF et horreur ( The thing ). 

Si je devais choisir un film ?
Kill bill (1 et 2). Sûrement mon premier choc ciné. Le film qui m'a peut être le plus influencé ( cinématographiquement parlant, pas dans la vie de tous les jours, je vous rassure ! }

Uma Thurman. TFM Distribution


Si je devais choisir un personnage de films ?
Mickael Myers ( il ne parle pas, il a un masque, il est invincible, what else ? ).

Si je devais choisir un acteur (pour son talent, pas pour sa belle geule ) ?
Jack Nicholson. Dans Shining, il terrorise, dans Vol au dessus d'un nid de coucou, il fait pleurer, et dans la plupart de ses films, il excelle.

Jack Nicholson. Collection Christophe L.

Une actrice ? ( même critère pour mon choix )
Jamie Lee Curtis. Choix totalement subjectif, et je l'avoue assez originale. Mais elle est pour moi l'actrice qui incarne le mieux le slasher. Nicole Kidman dans Les autres, sublime.

Mon premier souvenir au cinéma ?
Le roi lion, avec plus particulièrement la scène ou simba parle à son père qui est sous la forme d'un nuage. ( Je sais, je sais ... )

Walt Disney Pictures

Mon premier film d'horreur au ciné ?
Amityville ( le remake ), un navet. D'ailleurs, je me suis souvent demandée comment j'ai pu retourner voir un film d'horreur au cinéma après un aussi mauvais film !

Un film qui me fait presque pleurer ?
Vol au dessus d'un nid de coucou. Les cerfs volants de Kaboul, film boulversant.

Un film qui fait rire ?
Cabin fever, Black sheep ... Borat dans un autre genre.

Le dernier film vu au ciné et qui m'a marqué ?

Martyrs. Pour au moins deux raisons. La première c'est : " Enfin un film d'horreur français ! ". la deuxième c'est " Enfin un excellent film d'horreur français !". Je plaisante. Ce film est réellement de très bonne qualité.
Plus récemment ? Watchmen.

Wild Bunch Distribution
Les dix premières minutes d'un film ?
Reservoir Dogs pour la musique, le premier dialogue percutant et le look et la démarche des gangsters dans les premiers instants du film !

Si je devais choisir un groupe de musique ?
The Doors

Un chanteur/rappeur ?
Renaud, Kery James, Abd al Malik

Un peintre ?
Dali

Un écrivain ?
Philip K. Dick, Isaac Asimoov ...

Un philosophe ?
Disons Nietzsche ...

Un manga ?
Hum ... Death note, ippo ...

Le cinéma où je vais ?
Jamais le même.( ça c'est de la réponse qui tue ! }


Quelqu'un qui représente la médiocrité culturelle et intelectuelle en France ?

Bernard-Henri Levy sans hésiter. Le symbole du pédant qui veut se faire passer pour un philosophe. A la poubelle.



Voilà, si vous avez des remarques à faire, ou si vous aussi vous voulez dire pourquoi vous aimez les films d'horreurs, ou si vous voulez raconter tout et n'importe quoi, n'hésitez pas !

**Puis tous ceux qui veulent parler plus amplement ciné avec moi peuvent me contacte par mail ou par mp.


Je signale juste que certaines critiques ( les plus anciennes ) vont bientôt être remises à jour pour en améliorer la qualité.

Merci

Pour me contacter :

cinemaisnotdead@live.fr


 
A la une Index des fims

Les dernières critiques rédigées sur ce blog :


Metropolitan FilmExportAffiche américaine. Constantin Film Produktion GmbH

Liste des critiques de films par ordre alphabétique :


Regard sur l'Afghanistan


A
Attaque des crabes géants ( L')
American beauty
(Les) Autres

B
Black Sheep
Bloody sunday
Boolwing for coumbine
Boulevard de la mort

C
cahier ( Le )
Candyman
cerfs-volants de Kaboul ( Les )
colline a des yeux ( La )
Cradle of fear
Cursed

D
dark knight ( The ) : batman
Dead and breakfast
Dead or Alive ( DOA )
Dementia 13
dernière maison sur la gauche ( La ) Version 2009
Destination finale 2
Destination finale 3

E
Evil dead
Edward aux mains d'argent
Exorciste ( L')

F

Fenêtre sur cour
fils de Chucky ( Le )
Fog
Freaky friday
Frontière(s)
Full metal jacket
Funny games U.S.

G
grande illusion ( La )

H
haine ( La )
Halloween
Halloween 4
Harry Potter 3
Home
hommes d'influences ( Des )
Hostel

I

Il était une fois
Incontrolable


J

Jackie Brown
J'irai dormir à Hollywood
Junon et le paon
Jusqu'en enfer

K
Kill bill vol 1

L
L'exorcisme d'Emily Rose


M
Mad max
Mars attacks
Martyrs
Massacre à la tronçonneuse, le commencement
mauvaise éducation ( La )
 
May
momie III ( La )
mouche ( La )

N
nerfs à vif ( Les )

O
Orange mécanique

P

Persepolis
Predator
Psychose
Pulp fiction

Q

R
[REC]
Reservoir dogs
Rocky Balboa

S
Saw I
Saw II
Scarface
Scary movie 4
Scream
Shining
Shocker
Souviens toi ... l'été dernier II
Sweeney Todd

T
The thing
Twilight

U
Urban Legend


V
Vendredi 13
Virgin suicides
voix des morts ( La )
Vol au dessus d'un nid de coucou

W
Watchmen

X
X men origins : wolverine

Y


Z

Les chiffres :
99 F
300
666 La malédiction

Les Réalisateurs :

Craven, Wes
Tarantino, Quentin


Bonne visite à tous ...

 
Court Metrage horrifique, l'enfer de l'alcool ?
Le regard sceptique/désabusé/exacerbé de             Cinéma is not dead :

Égarée sur un site américain d'actualité de cinéma horrifique, j'eus la stupeur de tomber sur une news faisant part du lancement par la mairie de paris d'un concours assez particulier.
Il s'agit de réaliser un court métrage horrifique d'environ 5 minutes qui tenterait de faire passer le message que "trop boire c'est le cauchemar". J'ai rapidement jeté un coup d'œil au "trailer" qui fait la promotion de cet campagne, et même si l'incroyable médiocre qualité de ce dernier était profondément consternante, je me suis dit : "pourquoi pas, si ils pensent que c'est une manière efficace de faire passer ce fameux message" ...
Mais quand même intriguée par cet étrange concept, je suis allée mettre mon nez rapidement dans le dossier de presse du concours, dossier disponible en libre accès sur le site officiel. Les conditions du concours sont assez basique : promouvoir le danger de la pratique du bing drinking ( boire beaucoup dans un temps limité ), réaliser une vidéo ne faisant pas plus de 5 minutes, et ne pas tenir de propos injurieux ou  ... jugés "contraire aux bonnes mœurs et/ou à l'ordre public". Nausée passagère. Un film horrifique non contraire au bonnes mœurs ! Il veulent du Twilight à la mairie de Paris en fait. Et oui car comme il est bien précisé, il s'agit "d'associer, mais de façon légère binge drinking et horreur". En clair, réalisez un film un tout petit peu trash ( mais pas trop quand même ! ) pour donnez à la campagne un style djeuns, branché voire carrément mortel mec ! Le cinéma horrifique mes camarades n'a pas pour principal but de répandre un peu partout les "bonnes mœurs", qui d'ailleurs restent des valeurs bien floues ! Faut-il voire derrière ces sortes de valeurs auxquelles le film devraient se contraindre une sorte de censure indirecte et non assumée ? Le fait qu'un film d'horreur puisse dénoncer les ravages de l'alcool ne me dérange pas : Funny games a bien servi de cadre à une dénonciation de la violence, les slashers type Halloween sont quant à eux imprégnés de morale chrétienne ... Mais ce que je crains avec ce genre de concours, c'est que l'idée de film horrifique ne serve que de cadre ludique ( dans le but d'attirer un public jeune) à une campagne qui, selon moi ne prend pas le problème par le véritable côté. Habituellement les film horrifiques dénoncent fréquemment des problèmes d'actualités ( les films de zombies de Romero qui dénoncent le capitalisme et la civilisation occidentale oppressante à l'égard du tiers monde, par exemple ), mais cela est fait de manière indirecte, cachée, un peu à la manière d'une fable. Je doute que le film qui remportera ce concours ne soit dans cette tranche là, il s'agira probablement d'un film brut, peu profond, loin de la subtilité habituelle du genre horreur.
Je suis jeune, j'ai bu, je bois, continuerai probablement, apprécie les films d'horreurs ( mais contraire aux "bonnes mœurs"). Serai-je touchée par ce court métrage ? J'en doute fort.

Le gagnant qui remportera 1500 euro ira-t-il fêter sa victoire autour d'une bonne bouteille ?
Wait and see.


Site officiel
ICI



 
13 Minutes to midnight, une série en 3D !
13 minutes to midnight : une série 3D en ligne !



13 minutes to midnight, web série horrifiquo/comique, est maintenant accessible en 3D, gratuitement sur le net, en association avec Lionsgate, Fearnet et YouTubes 3D. C'est la première fois, et sûrement pas la dernière qu'une série en 3d est mis à la disposition du spectateur sur la toile. Le premier épisode n'existe qu'en version anglaise, mais il faut noter qu'une presentation en français, et en d'autres langues, est disponible.

Pour visionner la série en 3D
cliquez ici


Pour visionner la série en 2D
cliquez ici

Pour visionner la présentation en français
cliquez ici

 
DEAD OR ALIVE
Affiche américaine. Constantin Film Produktion GmbH

DEAD OR ALIVE

Avant toute chose, je tiens à saluer tous ceux qui, comme moi, ont perdu 1 heure et 20 minutes de leur précieux temps devant Dead or Alive ( DOA pour les intimes ). Il est sûre que je ne fais peut être pas partie de la cible du film, cible constituée en grande majorité d'un public masculin attiré certainement par … le talent des actrices principales. Mais l'ump n'a pas le monopole de l'ouverture et j'ai donc décidé, dans un grand moment de folie optimiste proche du délire hallucinogène, de tenter moi aussi l'aventure DOA ( notez quand même que j'ai réussi à caser dans la même phrase ump, hallucinogène et dead or alive, ce qui peut être considéré comme un petit exploit ! ). Bref revenons à nos dindes ( je ne parles pas des bimbos du film).

Jaime Pressly. TFM Distribution

Dead or alive, c'est le nom d'un tournoi de combat démentiel qui réunit chaque année les meilleurs combattants mondiaux toutes catégories confondues. Règle numéro 1 du DOA il n'y a pas de règles et tous les coups sont permis, règle numéro 2 : se référer à la règle numéro 1. Si ça vous rappelle vaguement quelque chose c'est normal. Bref chose étrange, il y a une majorité de combattantE, alors que traditionnellement bon hein je prends pas de risques, mais les sports de combats comme le catch, la muscu ou la boxe attirent plutôt des mecs pétés aux amphets et aux muscles disproportionnés …. Autre détail amusant, aucunes des participantes n'est moches : pourtant se prendre des pains dans la gueule à longueur de journée, ça n'arrange pas la face … Mais passons sur ces petits détails caricaturaux pour plonger un peu plus dans l'univers merveilleux de DOA, où tout n'est pas si rose et si fair play que l'on pourrait le croire. Car en plus des tensions naturelles entre concurrents, viennent se rajouter, entre autres, une histoire de règlement de compte de clan de samouraï, un gros méchant qui cache dans une tête de Bouddha géante un coffre fort blindé de millions et un laboratoire qui lui permet de récupérer toutes les données et tous les « pouvoirs » des participants du tournoi, et aussi, comble de l'horreur, des histoires d'amouuuuuur. Bref, vous l'aurez compris Dead or alive, c'est un peu le mixe de l'île de la tentation et de catch attack, réjouissant non ? Je n'irai pas plus loin dans le résumé du film mais sachez juste qu'il y aura du sang, des armes et des lames !

Devon Aoki, Holly Valance, Sarah Carter, Jaime Pressly et Natassia Malthe. TFM Distribution

Bon à mon avis il faut avant toute chose ne surtout pas prendre ce film au sérieux. J'ose espérer d'ailleurs que Corey Yuen, le réalisateur du film a fait de même.Car par de nombreux aspects, Dead or alive atteint des summum dans l'échelle du ridicule et du navrant au cinéma ( pour vous donner un point de comparaison, le plus haut niveau jamais atteint le fut par Scary movie 4 et Twilight dans ses meilleurs moments ! ). Des exemples ? Bon par exemple des invraisemblances ahurissantes : un personnage qui saute d'un temple chinois en parachute et qui se retrouve dans le ciel comme si un avion l'avait lâché de 10 000 mètres d'altitudes, des combattants qui se défoncent la gueule sans que pour autant aucun d'eux n'aient ni bleus, ni cicatrice ni même de faible perte de sang ou encore une gestion du temps plus qu'étrange tout au long du film ( à noter les 10 secondes de la bombe prête à exploser qui dure bien cinq minutes !).

Holly Valance. TFM Distribution

Ça, c'était les point invraisemblables du film, passons maintenant aux passages grotesques. Tout l'attirail de l'expert en navets a été utilisé brillamment : dialogues stéréotypés, tout comme les attitudes des personnages; humour qui tombe à l'eau, scènes d'amour ou mélodramatiques à la façon d'Amour gloire et beauté ( Liste non exhaustive ). Dead or alive reprend donc les schémas types des blockbusters américains de façon insupportablement caricaturales. Mais encore, si il n'y avait que ça ! Après tout, DOA n'est pas un film d'auteur coréen, ces aspects font partis de ceux qui peuvent être, dans une certaine mesure, tolérables. En revanche, là ou Corey Yuen aurait du se montrer irréprochable, c'est dans les chorégraphies et la réalisation des combats, puisque, je le rappelle, le film est inspiré du cultissime jeu vidéo du même nom. Mais la déception est au rendez-vous là aussi : aucune imagination, aucune crédibilité et, point culminant du pathétique, une copie foireuse du combat de Beatrice Kido contre les 88 fous dans Kill Bill 1. C'en fut trop pour moi, je rendis les armes.


Jaime Pressly. TFM Distribution

Et puis il ne faut pas oublier d'évoquer le scénario même du film très faible et mal organisé. C'est simple, le plan très très machiavélique du trop trop méchant personnage n'est mis en lumière que dans les dix dernières minutes du film, ce qui nous donne un final accéléré improbable et auquel le spectateur ne peut pas adhérer. L'influence « jeu vidéo » quant à elle, se ressent fortement et à plusieurs reprises dans le film. C'est surtout le cas dans les tenues et look des personnages et dans le traitement des combats , notamment dans les décors, dans la façon de filmer les matchs et même dans les voix qui annoncent les résultats. Mais si fidèle au jeu vidéo que soit cette adaptation, elle n'en est pas moins assez lassante et le rendu cinématographique est assez médiocre. A noter aussi que la photographie du film aux couleurs criardes est elle aussi assez catastrophiques.

Natassia Malthe et Devon Aoki. TFM Distribution

Mais finalement, Dead or alive tire un avantage conséquent de ses nombreux défauts : le film de combat devient une comédie sans le vouloir. C'est bien simple, il y a longtemps que je n'avais pas autant rigolé devant un film d'action. Peut être d'ailleurs était-ce l'intention même du scénariste et du réalisateur de faire un film à ne surtout pas prendre au sérieux, et où l'excès de caricature devait provoquer le rire. Mais je n'en suis pas trop sûre ... Que retenir donc de Dead or alive ? Pas grand chose à vrai dire, sinon que l'on peut réaliser un film merdique et faire 54 503 entrées en France.


GAME OVER.

 
Dead or Alive - ma note pour ce film :

Année de production : 2005
NUIT DE LA PEUR
NUIT DE LA PEUR

Le Cinéma Arlequin et Orange ( ne vous inquiétez pas, ceci n'est pas une intrusion intempestive de publicité sur mon blog ) organisait un événement assez exceptionnel ce 17 septembre : la Nuit de ma Peur. Ayant eut la chance d'avoir des places grâces à allociné, je me suis rendu à cette soirée qui prévoyait la diffusion de 5 film de 20h à 5h du matin, avec la présence en début de soirée de Dario Argento, l'un des maîtres du cinéma horrifique et, pour reprendre les propos d'un journaliste présent, l'un des maître du cinéma tout court !
Le programme était alléchant : Suspiria ( Dario Argento ); Le sang des innocents ( Dario argento ), Sisters ( Brian de Palma ), Mortuary ( Tobe Hooper ) et Basket Case ( Frank Henenlotter )



La soirée débute donc avec Suspiria, œuvre que je découvrais et qui me séduisit d'entrée. Dario Argento nous projette dans un univers onirique où Suzy, nouvelle élève dans une école de danse tente d'en percer les secrets et les mystères. Le film nous plonge donc dans une atmosphère angoissante, notamment avec une musique électrique et envoutante, des décors modernes qui semblent inhumains ou en tout cas hostile  ( qui m'ont d'ailleurs fait penser à l'hôtel terrifiant de Shining, film dans lequel, il me semble, la peur s'installe aussi à cause de la démesure du bâtiment ) et des jeux avec les ombres qui rappellent nos peurs enfantines. D'ailleurs Suspiria  peut par moment faire penser aux contes traditionnels : l'école de danse aux mûrs et et portes aux couleurs éclatantes ( omniprésence du rouge ) ma rappelle la  maison en bonbon du conte d'Hansel et Gretel, la légende de la sorcière qui est un classique littéraire. Suspiria est donc un film assez étrange, qui révèle toute la classe de Dario Argento.



La soirée se poursuit avec le sang des innocents, autre film du réalisateur Italien, mais qui opère dans un tout autre registre cette fois là. En effet, même si l'on peut trouver quelques points communs avec Suspiria ( toujours cette musique fascinante et cette violence sanglante ), Le Sang des innocents reste un film beaucoup plus classique ( on pourrait presque dire moins original si l'on aborde la chose négativement ). Alors que Suspiria serait à considérer comme un film horrifiquo-fantastique, Le sang des innocents semble plus être un film policier dont l'intrigue est basé sur l'identité d'un assassin mystérieux et répugnant, El Nano ( le nain au cas ou ). Le film d'Argento, parfois amusant d'ailleurs, reste captivant et surprenant jusqu'au final.

Max von Sydow. Pretty Pictures

Minuit, habituellement l'heure des fantômes, mais ce soir là ce fut l'heure de Sisters de Brian de Palma. Étrangement, je n'ai pas trop accroché à ce film ...  Trop sobre à mon goût ? Tout de suite la différence se fait sentir avec le cinéma italien pétillant de Dario Argento. Ici c'est plutôt la froideur d'un cinéma influencé par Hitchcock qui domine. Comment en effet ne pas penser à Fenêtre sur cour à la vue de Sisters ? L'intrigue débute quand même par un meurtre aperçu par une journaliste ... à sa fenêtre ! ( hommage, influence inconsciente ? ). Et même dans la réalisation, on peut constater des similitudes. Je n'en dirai pas plus sur ce film, la flemme !

Margot Kidder. SND

Encore un peu plus tard dans la nuit, à un moment où les idées commencent à devenir moins claires et où le bar à cocktails ferment laissant une vingtaine de personnes dans un dénouement extrême, débarque Tobbe Hooper et son hargneux Mortuary. Premier point positif du film, son côté dynamique qui m'empêcha de m'endormir après le, certes très classe mais un peu assoupissant, film de Brian de palma. Au contraire Mortuary nous plonge dans une histoire décalée et entraînante : une mère et ses deux enfants aménagent dans un funérarium à la bordure d'un cimetière où vivrait Bobby Fowler, un enfant maltraité et sensé être mort il y a une cinquantaine d'année ! L'humour est au rendez vous : tout le monde ne pas se vanter d'avoir pour jardin un cimetière, ni d'avoir comme voisins des morts-vivants dont la spécificité est de vomir fréquemment un liquide noirâtre hautement ... dangereux. Car Hooper ne se contente pas d'utiliser le thème horrifique du cimetière  : on retrouve celui de la maison hantée qui rend fou ( faire peut être le lien avec Amytiville, notamment dans les passages où la mère en furie pourchasse ses gosses ), mais aussi celui des morts vivants/zombies. Ce mélange pourrait être indigeste  ( toujours se méfier des mélanges ! ) mais le résultat est bien sympathique ! Le réalisateur de Massacre à la tronçonneuse semble aussi se jouer de tous les clichés communs aux films d'horreurs : l'arrivée dans un village perdu de pèquenots, des adolescents rebelles, des réactions stupides et uen accèleration dans la catastrophe. Bref, vous l'aurez compris, Mortuary est un très bon film, en tout cas à trois heures du mat !

Denise Crosby. La Fabrique de Films

Enfin, par coutume on a l'habitude de dire "pour finir la soirée en beauté" mais là c'est strictement impossible, le dernier film : Basket Case ( Frère de sang titre français ). Strictement impossible car d'une part ce film est très mauvais et parce qu'en plus l'un des protagonistes du film est incroyablement hideux. La programmation de ce film en dernière partie de soirée n'était pas la meilleure récompense pour la quinzaine de dingues courageux qui avait décidé de rester jusqu'au bout de la nuit ( chut à ceux qui on chanté tout haut ce que d'autre ont pensé tout bas ! ). Pour résumer grossièrement, c'est l'histoire d'un mec, ou plutôt de deux mecs ( c'est des siamois  encore ! ) qui furent séparés  chirurgicalement dans leur enfance. On laissa l'un pour mort ( il faut préciser que son corps n'était constitué que d'une tête ) mais son frère le récupéra et depuis ils tentent de se venger en éliminant un par un tous ceux responsable de leur séparation. Un peu comme dans Kill Bill sauf que là c'est très mauvais. En plus de la grossièreté des effets spéciaux, s'ajoutent des incohérences et des improbabilités affligeantes dans le scénario. Mais ce n'est pas tout. Basket case tente aussi de rajouter à cette histoire de vengeance, ds histoires de cul et de la psychologie de comptoir. Bref, je n'attendais plus qu'une chose : le générique final. 


Le film se termine (enfin ) et la soirée s'achève. Direction le premier métro ( d'ailleurs le personnel de la RATP est incroyablement sympathique à cette heure là ) pour commencer une nuit de ... trois heures. 

 
Dario Argento: Master of Horror
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