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A la une DEATH VALLEY, BAD TRIP DESERTIQUE.

DEATH VALLEY (MOJAVE)  ( Critique DVD, film produit en 2004 )

SYNOPSIS CINETRAFIC
Quand Josh et ses 3 potes quittent Los Angeles pour participer à une rave-party en plein coeur du désert Mojave. Ils sont loin d'imaginer ce qui les attend. La fête laisse vite place à la terreur lorsqu'ils se rendent compte que leur voiture a été sabotée pendant la nuit par un gang de motards dégénérés. Isolés par 40 000 m2 se sable, encerclés par un ennemi inconnu, ils sont désormais prêts à tout pour survivre dans cet enfer. Même au pire !



On peut facilement apparenter Death Valley au type de film dit "survival". Voilà donc l'occasion idéale pour rappeler en passant quels sont les caractéristiques de ce sous genre particulier du cinéma horrifique. Dans un survival, les personnages principaux sont plongés dans un univers hostile, qui leur est le plus souvent étranger, en proie à des assaillants, et tentent par tous les moyens possibles d'assurer leur survie. Représentant initialement le civisme, la moralité de la société en opposition avec diverses forme de sauvageries, ils basculent peu à peu dans la barbarie, avec en quelque sorte une renaissance de l'instinct animal, une lutte pour la vie ou toutes les règles de la morale sont annihilées face à la réalité de la mort. Ces films sont donc fondamentalement immorales, choquants, dans le sens qu'ils ne représentent pas l'humain tel que celui-ci aime parfois à se voir, pulvérisant du même coup toutes les belles images d'Épinal. La bestialité de l'homme y est clairement exposée, les victimes deviennent souvent au final des bourreaux sanguinaires, et les codes moraux sont toujours mis de côté. D'ailleurs dans Death Valley, le personnage de Daniel qui incarne le plus la société, car fils de ministre, est le premier à être éliminé, comme pour laisser libre cours à l'affrontement.



Le film de David Kebo et Rudi Liden s'inscrit donc clairement dans cette lignée, et les amateurs pourront d'ailleurs reconnaitre quelques similitudes avec d'autres classiques du genre, comme La colline à des yeux par exemple.
Évoquons d'abord les défauts du film, ou en tout cas ce qui est à considérer comme des détails agaçant. Passons rapidement sur la vision assez caricaturale de la campagne et de ses habitants : ils sont pour la plupart présentés comme des péquenots, avec pour certains un look qui semble directement tiré de La petite maison dans la prairie et une dégaine de Gollum constipés, aux comportements d'arriérés ( violence incompréhensible, application bête et méchante de la loi du Talion ) et dont les uniques occupations quotidiennes sont de "boire et baiser leur sœurs". N'étant jamais allée dans les contrées reculée des States, où les John McCain et autres Sarah Palin bénéficient d'un soutien quelque peu déconcertant, je ne me prononcerai pas sur la réalité du contexte évoqué.



Mais dans Death Valley, outres les quelques improbabilités traditionnelles à ce genre au cinéma ( un des motards paysans qui porte des lunettes infrarouge pour vision nocturne, à croire qu'il bosse à la CIA ou encore des motos qui étrangement ne tombent jamais en panne ) et même les stéréotypes dans les répliques des personnages, eux aussi commun aux survival ( "la nuit fut longue" , on aurait pu se passer de cette précision ), ce qui peut le plus déranger dans le film, c'est parfois son certain manque d'originalité. Le déroulement et le dénouement sont presque toujours attendus, et peu de rebondissement surprenant interviennent. Le schéma classique reste très conventionnel et les habitués du genre ne seront pas surpris.
Mais pour autant, Death Valley n'est pas un mauvais film et séduit parfois le spectateur. Même si le film reste traditionnel, on ne s'ennuie globalement pas puisqu'il se passe presque toujours quelque chose, et que le, presque, côté parodique à certains moment amuse : une pseudo scène de western spaghetti  avec un dealer de drogue, des personnages caricaturaux et des morts assez ridicules entre autres. Par ailleurs, le jeu des acteurs, chose assez exceptionnelle et au quelle je ne m'attendais pas pour ce film, est assez convenable : aucuns des personnages ne se démarquent vraiment par son interprétation, mais au moins le niveau global est assez bon ! Autre petit atout de Death Valley, la petit musique, qui intervient à chaque moment où le danger et la tension apparaissent, très simple mais assez efficace : pas de musiques lourdingues, trop appuyées pour masquer le vide du film, comme c'est malheureusement souvent le cas ailleurs.  Enfin, il faut souligner le fait que peu de scènes explicitement violentes sont montrées; je considère ceci comme un avantage dans le sens que la violence visuelle trop exploitée peut parfois devenir inutile et desservir le film. Death Valley fait donc dans la sobriété dans ce domaine, avec seulement quelques images dites trash, et une scène de viol suggérée légèrement ( peut être peut-on d'ailleurs voir ici une référence à celle de La dernière maison sur la gauche, tant par la situation des personnages que dans le traitement de l'action ).
Les paysages désertiques ( euh oui Death valley comme la vallée de la mort aux états-unis, petite précision au cas ou ! ) sont assez sympathiques, et là il me semble que l'allusion à La colline à des yeux est plus qu'explicite : même lieu, même schéma global, à la différence que la famille prise au piège et attaquée par des cannibales dégénérés chez Craven est ici remplacée par une bande de jeune harcelée par des motards punks paysans complètement dingues.



Il est d'ailleurs intéressant de constater à quel point le cinéma horrifique semble être attiré par le fait de localiser ces récits dans des déserts ( La Colline à des yeux, Reeker et Massacre à la tronçonneuse pour ne citer que quelques films ); les possibilités qu'offre ce décors dans le registre de l'épouvante semble être en effet assez attractive. Bon sinon mention spéciale aux motards qui peuvent rappeler ou faire penser à ceux de Mad Max et ceux, plus récemment de la très bonne série américaine Sons of Anarchy qui cartonne depuis 2008 un peu partout.



Death Valley, quoi que pas franchement révolutionnaire, et ce malgré quelques défauts excusables, offre un moment de détente angoissant assez sympathique. Désert et poussière, motos et carburant, gros bras et artillerie lourde, servent de cadre à un film que l'on pourrait qualifier de survival western moderne.


DEATH VALLEY ( 13/20)

Un film de David Kebo et Rudi Liden, avec Christian Olsen et Dash Mihok
Distribution : Fox/Pathé/Europa
http://www.foxfrance.com/dvd/
Un dvd + un surétui
Date de sortie :
27/01/2010
 
En partenariat avec :


 
- ma note pour ce film :
A la une INTERACTIVITE DU BLOG
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A la une LES ZOMBIES SAVENT LIRE.

Initialement un élément caractéristique de la culture vaudou, le zombie est désormais une créature que la culture nord américaine s'est complètement réappropriée. Car pour ceux qui l'ignorent, dans le vaudou haïtien, le zombie est un être humain drogué, enterré vivant ( la drogue lui donnant l'apparence d'un mort et le plongeant dans un état comateux ), et réveillé la nuit même par un Houngan ( prêtre vaudou ) qui va ensuite en faire son esclave en récitant des formules magiques. On est donc loin de l'image de morts-vivants blafards et cannibales, les yeux révulsés et la chair en décomposition, répandu par le cinéma américain.
C'est suite à l'occupation américaine d'Haïti dans la première moitié du vingtième siècle que le mythe du zombie est devenue une part importante de la culture aux États-unis, popularisé notamment par les films cultes de Romero dès 1968.
Mais l'univers zombie va désormais bien au delà du cinéma.
Aujourd'hui, petit panorama de la culture zombie en littérature.

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Impossible de ne pas évoquer dans ce domaine Max Brooks, auteur américain du célèbre Guide de survie en territoire zombie et de World war Z : une histoire orale de la guerre des zombies.

Guide de survie en territoire zombie, comme son titre l'indique, est à considérer comme un manuel de bonne conduite en cas de pandémie mondial dont la sombre particularité serait de voir les morts se réveiller et avoir pour principal casse-croute les malheureux survivants. Car c'est bien connu, les morts haïssent les vivants !
Le bouquin évoque donc tout ce qu'il ne faut surtout pas faire face à une meute de morts-vivants cannibales et les principaux gestes qui peuvent sauver la vie. L'autre avantage du livre de Brooks, c'est qu'il livre un passage au crible de l'efficacité de chaque catégories d'armes face à un zombie et de l'opportunité des différents lieux de refuges. On apprend par exemple que la sarbacane n'est d'aucune utilité puisque les zombies sont insensibles au poison et que les plates-formes pétrolières sont des endroit offrant une sécurité optimale en cas d'épidémie post-mortem.  En prime, un petit historique des cas de morts-vivants recensés à travers le monde est dressé, des premiers zombies égyptiens enterrés dans les pyramides aux zombies découverts pendant la seconde guerre mondiale.
Bon vous l'aurez compris, Max Brooks nous livre un petit délire, quoi qu'entièrement construit de manière rationnelle, avec une analyse quasi scientifique, des moyens de se débarrasser de nos chers zombies. L'univers que l'auteur construit est assez fascinant, car rien ne semble lui avoir échappé sur ce que serait le quotidien dans un avenir zombie.
Les fans de films de zombies apprécieront les multiples références, non directes, a des situations multiples que l'on retrouve dans les films de Romero notamment. Guide de survie en territoire zombie est principalement réservé aux afficionados de l'univers zombie, ou à quiconque souhaite réaliser un film de morts-vivants rationnel.
Le guide du routard n'a qu'à bien se tenir.



World war Z : une histoire orale de la guerre des zombies ou WWZ, publié en 2009 en France, est en fait l'application dans un récit des "lois" évoquées dans le Guide sortis antérieurement. Le roman de Brooks évoque un monde apocalyptique, où les morts-vivants ont partiellement pris le contrôle de la terre, et où l'auteur tient le rôle d'un inspecteur de l'ONU tenant une sorte de carnet de bord recueillant des témoignages de survivant. A noter que le livre va être adapté au cinéma, Paramount Pictures ayant acquis les droits, le scénario serait signé Michael Straczynski. 



Autre univers, autre littérature zombie complètement différente. Tout le monde ou presque connait le roman de Jane Austen, Orgueil et préjugés, adapté au cinéma et à la télévision, qui est à considérer comme l'un des monuments de la littérature anglaise. Réadapter le roman à la sauce zombie est donc un projet un peu fou que peu oseraient tenter. Et pourtant, Seth Grahame-Smith  a franchit le pas en 2009, en publiant Orgueil préjugés et zombies, hommage parodique au roman anglais, puisque des morts-vivants viennent intégrer le quotidien d'Elizabeth Bennet, celle-ci devenant de la même manière l'une des meilleures tueuses et chasseuses "d'innommables" de son pays. L'intégration de scène de combat entre humains et zombies dans le contexte historique, classique, voire rigide du roman initial surprend agréablement. Il faut savoir pour autant que le roman de Grahame-Smith respecte en grande partie l'œuvre de Jane Austen, et d'ailleurs le roman réactualisé façon mort-vivants est publié sous le nom des deux auteurs ( pas sûre que la brave Jane aurait apprécié mais bon, hein ! ). Et là où ça devient franchement intéressant, c'est lorsque l'on sait  que le roman va probablement être adapté au cinéma dans les mois à venir. La création d'une mini-série a un temps était évoquée, mais les rumeurs ont vite étaient démenties.

Bon je vais peut être me faire flinguer par quelques fanatiques si j'intègre les comics à la littérature, mais je n'en suis pas à ça près. Les zombies après avoir déferlés dans le cinéma se sont rapidement adaptés a la culture graphique américaine. Évocation rapide de ce qui vaut largement le détour/


 

Le comics qui cartonne, et à juste raison, depuis un petit moment, c'est Walking Dead, dont le scénariste est Robert Kirkman et avec comme dessinateur initial Tony Moore, remplacé par la suite par Charlie Adlard. Et l'effet est plus que terrible. Pas de couleurs dans ce comics, mais des dessins magnifiques, réalistes, qui nous plongent (encore une fois ) dans un monde envahis par les zombies, où des petits groupes de survivants tentent de subsister dans cet univers hostile où les villes sont désormais désertes. Le récit est axé autour du personnage de Rick, policier qui se réveille dans un hôpital, sortant d'un long coma, et ignorant tout de la situation catastrophique pour les humains. En France, 10 volumes ont déjà étaient publiés, le 11 ième est prévu pour avril. ( pour dévorer le premier tome gratuitement, il est en ligne ICI ).
Une adaptation pour la télévision est prévue pour 2010, la chaîne AMC aurait déjà engagée le réalisateur Frank Darabont.




Marvel zombies, édité comme vous le devinez aisément par Marvel, opère la rencontre entre l'univers traditionnel du comics et le monde des morts vivants. En France, les différents épisodes ont été regroupés dans 4 volumes, qui ne respectent pas forcément l'ordre chronologique initial, ce qui donne lieu parois à quelques incompréhensions et incohérences si l'on les lit dans l'ordre de parution française.



Le volume 1, intitulé La famine, avec des dessins de Kirkman ( le même que Waling dead ) et un scénario de Phillips, raconte comment les super-héros contaminés pas un virus, deviennent des zombies à l'appétit insatiable. Même après avoir dévorés l'ensemble de la population humaine, la faim dévore encore leur estomac. Voir Captain America, Spiderman et Hulk déchirés leurs costumes de super gentil et serviable héros pour bouffer tout ce qui passe, c'est assez exceptionnel. Le dessin et les couleurs vives séduisent, et l'humour et l'auto-dérision sur les deux univers sont au rendez-vous.



Le volume 2, Evil dead opère encore un peu plus le mélange entre l'univers zombie et l'univers des comics, puisque c'est un personnage culte du cinéma horrifique qui se trouve opposé aux héros marvel. Ce personnage c'est tout simplement Ash, plus grand pourfendeur de zombies au cinéma, célèbre dans les films de Sam Raimi, Evil dead. L'univers est un peu différent de celui du volume 1, peut être plus complexe et plus réservé aux fan du film dont est inspiré le personnage principal. Ces variances dans le style et l'histoire s'expliquent par le fait que  scénariste et  dessinateur ne sont pas les même que dans le volume précédant ..

Le volume 3 : Le goût de la mort
Le volume 4 : Terre-616
Le volume 5 est prévu pour avril 2010 aux states.



http://www.wikio.fr
 
A la une CINETRAFIC, QUI, QUOI, OU ET COMMENT ?


Peut être que certains d'entre vous n'ont pas encore entendu parler de Cinetrafic, site communautaire de cinéma assez récent.
Petit coup de pub donc à ce site particulier où chacun peut se retrouver.

Le principe est simple mais original : les films sont classés par listes de  thématiques ( par exemple Les meilleurs films de vampires ). Chacun peu créer sa propre liste, sur le sujet qu'il souhaite, en créant un profit, et ainsi constituer une sorte de filmothèque virtuelle .
C'est aussi un bon moyen de faire partager, ou bien de découvrir, un style de film, une filmographie d'un réalisateur ou une thématique particulière du cinéma, de manière assez attractive et peut être plus interactive qu'ailleurs.
Bien sûre, vous pourrez retrouver sur ce site des critiques de film, de l'actualité et des vidéos, ainsi que des fiches relatives à chaque film, acteur et réalisateur.



Cinéma is not dead est désormais présent sur Cinétrafic ( Cinemaisnotdead ); vous pourrez donc y retrouver mes vidéos, mais surtout les listes de film quelques peu originales relative au cinéma de genre principalement.
*Liste "100% slashers" ICI
*Liste "100% navets, les films éviter" ICI
*Liste "Enfants démoniaques et maléfiques" ICI
*Liste " Ciné de genre, ce qu'il faut voir" ICI



Faire un tour sur le site sera peut être une manière plus concrète de voir ce que cela donne, n'hesitez pas :

Cinetrafic
Cinéma is not dead sur Cinetrafic

 
A la une AUTOPSIE D'UN BLOG.

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Bienvenue à tous !!!




Bon voilà, sur un coup de tête j'ai décidé de refaire toute la présentation de mon blog ! J'ai en fait envie de vous présenter mon blog ( et moi ) de façon plus précise.
Pour faire rapide, moi c'est Camille, 18 ans, passionnée de cinéma depuis un petit moment et plus particulièrement d'UN cinéma. Celui que l'on appelle "le cinéma de genre".

Michael Madsen, Quentin Tarantino, Harvey Keitel, Chris Penn, Tim Roth, Steve Buscemi et Edward Bunker. Metropolitan FilmExport

Je ne vais pas vous dire combien de fois on m'a demandée pourquoi j'aimais ce genre de films. Sans oublier les réactions du style " mais c'est trop gore, comment tu peux aimer ca ?" ou " c'est nul, c'est toujours la même chose et c'est mal fait", sans oublier les "franchement, je comprend pas pourquoi tu regardes ca, c'est très malsain !" et j'en passe.
Je ne reviendrai pas non plus sur la place désolante qui est faite à ce cinéma, tant de la part des grands groupes qui diffusent ce style de films qu'en faible quantité dans les salles françaises, et tant de celle des chaînes de télévisions souvent elles-aussi bien timide dans ce registre.

Oui, j'aime les films crades et sanglants. Et oui, j'aime le cinéma violent, immoral  de Tarantino. Et oui, j'aime Carpenter pour son Mickael Myers la nuit d'halloween. Et oui, j'aime les films de Craven avec Freddy et ses tueurs masqués de teenagers. Et oui, je rigole devant Black sheep et Cabin Fever, même si, c'est vrai, c'est franchement con et que le niveau intellectuel et la portée philosophique de ces films est aussi développé que celui des chansons de Christophe Maé.

Robert Englund. Metropolitan FilmExport

Alors je vais tenter de répondre brièvement à l'antédiluvienne question. Pourquoi, et comment, une personne saine de corps et d'esprit peut aimer le cinéma de genre  
Ce que je trouve principalement attirant ( le mot peut paraître assez déplacé ) dans les films d'horreurs, c'est que se sont des films qui qui n'hésitent pas à montrer l'Homme dans toutes ses facettes possibles. La laideur, la cruauté, l'égoïsme, la noirceur, l'instinct animal d'un Homme ne seront pas dissimulés dans un film d'horreur. Tarantino disait d'ailleurs, et je rattache cette citation à mes propos, "le monde qui nous entoure est dégeulasse et sordide. Je ne cherche pas à le maquiller comme 99 % des films hollywoodiens." Le cinéma de genre est pour moi un cinéma qui montre l'homme tel qu'il est, et non pas comme on aimerait croire qu'il soit. Saw ( le premier, je passerai sous silence les suites infâmes), en est un bon exemple. Ce film aborde une question : jusqu'où l'homme est-il prêt à aller pour sauver sa peau ? D'autres films comme Rec et The Thing interrogent le spectateur sur la méfiance et l'incompréhension de l'autre, cet étranger, lorsque vous êtes enfermés dans le même bâtiment et que vous savez que derrière ces visages innocents, se cachent l'ennemi, la chose qui vous tuera.

Metropolitan FilmExport

L'autre aspect que j'apprécie dans certains films de genre, c'est d'une part leur sens de la provocation et d'autre part les nombreuses revendications sociales qu'ils expriment. Un film de zombie est souvent par exemple l'allégorie d'une classe oppressée qui se révolte et qui renverse l'ordre établis. Dans bon nombre de film d'horreur et fantastiques, il y a un sens à rechercher, sens caché par des images qui ne sont que des masques, des allusions, qu'ils faut dépasser. Un peu comme une fable en quelque sorte, les zombies de Romero sont les corbeaux et renards de La Fontaine. ( euh oui je m'égare peut être un peu )

Il est aussi indéniable que le côté malsain et voyeur des films d'horreur qui fascine le spectateur. Ceux qui critiquent le cinéma horrifique et qui regardent dans un même temps "Faites entrer l'accusé" ont un peu un comportement schizophrénique. Le sang, les meurtres et la mort attirent.

Affiche française. Pan Européenne Edition


Bon bref, je pourrai continuer des heures mais je vais arrêter là, j'ai d'autres choses à dire.
Mais je tiens aussi à signaler que je n'apprécie pas UNIQUEMENT les films d'horreurs; je n'aime pas m'enfermer dans un genre ou style. Que le film soit un drame Afghan, une comédie de Chaplin, un massacre de Hooper, ou un film français ( ... ), tant que le film est bon, j'approuve.


Bon sinon j'ai fait une petite série de question réponse, vous vous en foutez peut être mais c'est pas grave

Pourquoi appeler un blog "Cinema is not dead" ?
Au départ, c'était pour me moquer de ce qui se sentent obligé d'inclure dans leur conversation un mot anglais à tout bout de champ. Et puis le titre a finalement bien collé avec l'ambiance générale qui se dégage du blog.

Mon système de notation :
Bon quand je déteste un film, je ne fais pas dans la demi-mesure; mes propos parfois virulents peuvent déplaire à certains, mais tant pis, je n'écris pas pour Première ou Studio/Ciné live.

Si je devais choisir un réalisateur ?
Quentin Tarantino ... et Carpenter ( je peux pas choisir, c'est trop dure ! ). Tarantino car il est pour moi le représentant de la culture populaire au cinéma. Il est LE réalisateur qui incarne le mieux le cinéma de d'exploitation, et aucune erreur ne figure dans sa filmographie. Quant à Carpenter, il est pour moi le maître du cinéma d'horreur, que ce soit dans la réalisation des slashers ( La nuit des masques 1978 ), de films d'épouvante ( Fog ), de films ou s'entremêlent SF et horreur ( The thing ). L'un des plus grand représentant du cinéma horrifique.

Si je devais choisir un film ?
Kill bill (1 et 2). Sûrement mon premier choc ciné. Le film qui m'a peut être le plus influencé ( cinématographiquement parlant, pas dans la vie de tous les jours, je vous rassure ! }

Uma Thurman. TFM Distribution


Si je devais choisir un personnage de films ?
Mickael Myers ( il ne parle pas, il a un masque, il est invincible, what else ? ).

Si je devais choisir un acteur (pour son talent, pas pour sa belle geule ) ?
Jack Nicholson. Dans Shining, il terrorise, dans Vol au dessus d'un nid de coucou, il fait pleurer, et dans la plupart de ses films, il excelle.

Jack Nicholson. Collection Christophe L.

Une actrice ? ( même critère pour mon choix )
Jamie Lee Curtis. Choix totalement subjectif, et je l'avoue assez originale. Mais elle est pour moi l'actrice qui incarne le mieux le slasher. Nicole Kidman dans Les autres, sublime.

Mon premier souvenir au cinéma ?
Le roi lion, avec plus particulièrement la scène ou simba parle à son père qui est sous la forme d'un nuage. ( Je sais, je sais ... )

Walt Disney Pictures

Mon premier film d'horreur au ciné ?
Amityville ( le remake ), un navet. D'ailleurs, je me suis souvent demandée comment j'ai pu retourner voir un film d'horreur au cinéma après un aussi mauvais film.

Un film qui me fait presque pleurer ?
Vol au dessus d'un nid de coucou. Les cerfs volants de Kaboul, film bouleversant.

Un film qui fait rire ?
Cabin fever, Black sheep ... Borat dans un autre genre.

Le dernier film français qui m'a marqué ?

Martyrs. Pour au moins deux raisons. La première c'est : " Enfin un film d'horreur français ! ". la deuxième c'est " Enfin un excellent film d'horreur français !". Je plaisante. Ce film est réellement de très bonne qualité.

Wild Bunch Distribution

Les dix premières minutes d'un film ?

Reservoir Dogs pour la musique, le premier dialogue percutant et le look et la démarche des gangsters dans les premiers instants du film !

Si je devais choisir un groupe de musique ?
The Doors

Un chanteur/rappeur ?
Renaud, Kery James, Abd al Malik

Un peintre ?
Dali

Un écrivain ?
Philip K. Dick, Isaac Asimoov ...

Un philosophe ?
Nietzsche ...

Un manga et un comics ?
Death note et Marvel Zombies

Le cinéma où je vais ?
Jamais le même.( ça c'est de la réponse qui tue ! }

Mon point de vue sur le cinéma français ?
Réveillez-moi, je me suis endormie pendant la projection.

Quelqu'un qui représente la médiocrité culturelle et intellectuelle en France Mon point de vue sur le cinéma français ? 

Bernard-Henri Levy sans hésiter. Le symbole du pédant qui veut se faire passer pour un philosophe. A la poubelle.


Voilà, si vous avez des remarques à faire, ou si vous aussi vous voulez dire pourquoi vous aimez les films d'horreurs, ou si vous voulez raconter tout et n'importe quoi, n'hésitez pas !

**Puis tous ceux qui veulent parler plus amplement ciné avec moi peuvent me contacte par mail ou par mp.


Je signale juste que certaines critiques ( les plus anciennes ) vont bientôt être remises à jour pour en améliorer la qualité.

Merci

Pour me contacter :
cinemaisnotdead@live.fr
Wikio - Top des blogs - Cinéma
http://www.wikio.fr
 

LA LUTTE CONTINUE : CINEMA IS NOT DEAD, L'INCROYABLE COME BACK 

Hé oui, vous l'avez cru un instant, ces deux mois de silences sur la toîle auraient pu passer pour une mort programmée dans l'univers hostile des blogs ciné !
Mais non, Cinéma is not dead est de retour pour une année de plus au moins !
Vous aurez donc toujours la chance de ne touours pas lire sur ce blog des critiques sur des films comme Hiroshima mon amour ou comme Bienvenue chez les ch'tis. Vous aurez donc toujours l'honneur de pouvoir partager avec mon désintérêt pour la vie de Robert Pattinson ou pour la carrière fulgurante de Miley Cyrus. Vous aurez aussi toujours la chance de rire avec moi des derniers merveilleux titres de films français qui donnent toujours envie de se precipiter dans les salles ( un titre comme "Je suis heureux que ma mère soit encore vivante" ou bien encore" Non ma fille tu n'iras pas danser", c'est quand même follement attirant ! . Et puis vous aurez toujours le droit d'être en complet accord avec mes goûts cinématographiques et politiques ( parfois quelques petits coup de sang anti-gouvernementaux me prennent, c'est plus fort que moi . Enfin vous serez toujours autorisé à continuer à me lire, malgrè mon intolérance, ma mauvaise foi, mes goûts cinématographiques douteux et mon ironie désagréable.
Volà comment se faire un peu de mauvaises pub, camarades.


Le Cinéma n'est pas mort, Cinéma is not dead non plus !


 
DOLAN'S CADILLAC ( LA CADILLAC DE DOLAN )



DOLAN'S CADILLAC ( critique du dvd, sortis le 20 janvier )

Adaptation d'une nouvelle du recueil Rêves et Cauchemars de Stephen King publié en 1993, Dolan's cadillac surprend agréablement pour un film qui est sortis  directement en dvd ( DTV ). Oui "surprend" car,d'habitude, c'est plutôt synonyme de très mauvais film, bâclé ou tellement médiocre que personne n'a voulu prendre le risque de le diffuser en salle.
Mais malgré quelques défauts ( gestion du temps, répétition parfois lourde ) et quelques lenteurs, ce thriller psychologique est un excellent film de vengeance, qui oppose Robinson, un homme qui cherche à venger la mort de sa femme, après que celle-ci ait été tuée parce qu'elle devait témoigner à un procès contre Dolan, un proxénète qui s'enrichit en gérant un réseau de prostitution entre la frontière du Mexique et des États-unis. Ces personnages sont excellemment interprétés par deux acteurs Christian Slater, qui excelle dans le rôle de l'ordure Dolan,et Wes Bentley ( Robinson ), dans un face à face tendu, le plus souvent à distance. Le début du film suggérait pourtant un récit presque teinté de fantastique, avec une présentation énigmatique, presque mythologique, de Dolan, ( l'homme « qui porte le nom de mille démons » ) et l'on pouvait alors craindre le pire ( un pseudo film fantastique bidon ). Mais Dolan's Cadillac entraîne rapidement le spectateur dans un récit simple et efficacement construit, qui joue sur un phénomène intéressant de répétition qui structure l'ensemble du film : superbe musique lancinante qui revient à plusieurs reprises, tout comme les pensées vengeresses prononcées de manières apocalyptiques par Robinson, le train de vie de Dolan qui ne laisse pas de place à la surprise et des paysages désertiques de la Californie qui se répètent à l'infini.
Histoire d'un vengeance froidement préparée par un homme qui sombre peu à peu dans une obsession proche de la folie, le film réalisé par Erik Canuel plus connu pour ses réalisations d'épisodes de série télévisée que pour sa filmographie de cinéaste, est donc un bon thriller psychologique qui aurait peut être mérité une sortie en salle, si on le compare avec les films déplorables qui sortent parfois en salle. Alors certes cette adaptation du roman de Stephen King n'atteint pas le niveau de Shining par Kubrick, mais après tout Dolan's Cadillac n'y a jamais prétendu.



 
La Cadillac de Dolan - ma note pour ce film :
Réalisé par Erik Canuel
Avec Christian Slater, Wes Bentley, Emmanuelle Vaugier, ...
Année de production : 2009
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